Global Soil Week, Un appel à l’action au service…

Global Soil Week, Un appel à l’action au service de l’Agriculture Africaine

Un article par José Herbert Ahodode

L’engagement citoyen est un merveilleux voyage à la découverte de soi et des autres. C’est une noble aventure mais en même temps une passion à développer chez les jeunes. Je l’ai compris et depuis quelques années, j’essaie avec plusieurs groupes multiculturels de m’engager dans une direction, celle du développement des communautés. Je suis de cette génération de jeunes qui veut prendre sa place dans la construction d’un radieux avenir, d’un Bénin uni autour de réels enjeux de développement, d’une Afrique prospère sur la base de ses richesses et potentialités. La finalité étant de participer à une dynamique d’engagement civique des jeunes à travers le Monde. Cette passionnante aventure a ses joies et peines mais aussi et surtout quelques victoires – des succès – qui encouragent à continuer…

José Herbert AHODODE est mon identité. Agronome de formation, je suis très engagé sur diverses questions de développement dans mon pays, sur le continent africain et à travers le Monde. Je suis actuellement Membre de l’équipe francophone d’organisation de la Conférence internationale Countdown 2030 & Beyond qui se tiendra en Allemagne en Décembre 2019 ; une passionnante et enrichissante expérience avec des jeunes engagés sur les questions en lien avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2030 de l’ONU, l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA). Mais ce n’est pas l’objet de cet article…

Je parlais d’engagement des jeunes africains, revenons à notre sujet principal!

Actuellement se tient à Nairobi (Kenya) la Conférence internationale Global Soil Week qui réunit plusieurs acteurs du développement rural, des partenaires techniques et financiers, des acteurs non gouvernementaux ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le développement du milieu rural demeure une nécessité bien reconnue par divers acteurs tant publics que privés. Dans cette dynamique, plusieurs initiatives de nature inclusive au bénéfice du monde rural ont été engagées. Au niveau international, les engagements politiques tels que la déclaration Malabo de l’Union Africaine sur l’agriculture, l’Agenda 2063, l’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable, le « Bonn Challenge » ainsi que les Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) sont, à n’en point douter, l’expression des gouvernements qui reconnaissent la nécessité d’action.

C’est justement la dynamique dans laquelle tout le monde devra s’engager (tous en tant qu’acteurs de développement mais aussi en tant que partie prenante d’un processus inclusif de marche en avant vers un mieux-être sur tous les plans). Dans la réalité, force est de constater que le financement mis en œuvre à travers plusieurs projets fussent-ils innovants ne réussit – très souvent – pas à sortir les producteurs (principaux bénéficiaires) de leur situation de précarité ambiante. Pis, sur le plan des politiques nationales, les nombreuses initiatives entreprises n’ont pas encore abouti à des résultats probants notamment sur la question de la gestion durable des terres. C’est justement la thématique qui nous intéresse dans ce billet – la GDT – car comme le sait le commun des mortels, on ne saurait parler d’agriculture sans sols, sans terres.

Nous sommes à une époque où les enjeux de protection de la biodiversité sont énormes au regard de tous les problèmes que peuvent causer – et que causent – les changements climatiques. Dans toutes les régions du globe, le phénomène est menaçant. Les agriculteurs, tant bien que mal, essayent d’apporter des stratégies locales pour y faire face avec à la clé quelques réussites parfois et beaucoup d’échecs souvent. Les appuis des projets promus par les partenaires techniques et financiers ont encore du mal à extirper le problème du vécu quotidien des acteurs du monde rural. Nous sommes, en toute évidence, dans une situation où les terres s’appauvrissent davantage dans un contexte d’évolution galopante de la démographie où il faut nourrir plus de monde avec très peu de ressources. Mieux, les ressources existantes s’amenuisent de jour en jour et pendant ce temps, le nombre de bouches à nourrir continue d’augmenter. C’est bien-là le dilemme !

Dans ces conditions, l’on est en plein droit de se poser l’ultime question : A quand la fin de la faim dans le Monde ? Bien malin celui/celle qui apportera la baguette magique pour solutionner cette situation préoccupante. Malgré les efforts actuels, l’urgence d’investir de façon inclusive se fait de plus en plus remarquée surtout dans la gestion durable des terres en Afrique dans l’ultime but d’assurer la sécurité alimentaire des populations. Il faut noter qu’en 2017, environ 20% de la population africaine était estimée en situation de sous-nutrition, avec des personnes connaissant des privations alimentaires de façon chronique. Mieux, la démographie du continent devrait connaître une augmentation de 1,3 milliard de personnes au cours des 30 prochaines années.

Le problème étant connu, il faut tâcher d’y apporter les solutions convenables. Dans ma longue marche au service de la communauté, une noble aventure m’a amené sur la Terre de Jomo Kenyatta, dans une belle cité, celle de Nairobi la capitale. Je n’y suis pas seul, rassurez-vous ! Nous sommes plus d’une centaine de participants venus d’horizons divers pour réfléchir ensemble et apporter des approches de solutions aux problèmes sus-évoqués. Le cadre qui nous réunit est le Centre International d’Agroforesterie (World Forestry Centre – ICRAF) sous le leadership du Think Tank TMG avec l’appui généreux de plusieurs partenaires dont la GIZ en chef de file. La durabilité des investissements et l’adoption de pratiques agricoles améliorées à une plus grande échelle exigent que l’on s’attaque au chaînon manquant entre les projets pilotes et les programmes nationaux ; ce qui nécessite de créer un environnement propice au niveau local. Ainsi, la thématique qui réunit diverses personnalités et la pluralité d’acteurs à Nairobi du 26 au 30 Mai 2019 pour trouver des solutions à nos problèmes de pauvreté des sols dans un contexte de changement climatique est : comment créer un environnement propice à une agriculture durable et résiliente au changement climatique ?

Pour rester connecter à la Conférence et suivre le déroulement en direct, je vous invite à suivre @GlobalSoilWeek sur Twitter ainsi que la page Facebook Global Soil Week.

En tant que #YouthInSoil, je travaille avec une équipe dynamique d’une dizaine de jeunes leaders inspirants venus de divers horizons de l’Afrique. Nous vous invitons donc à suivre les hashtags #GSW2019, #ThemeSoil, #YouthInSoil, #GlobalSoilWeek sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter, LinkedIn et Instagram.

Je ne finirai pas sans vous appeler, encore une fois à l’action collective/corrective pour régler nos problèmes communs. J’en fais ma passion au quotidien, celle d’interpeller sur les questions qui urgent et je n’ai d’autre canal que ma plume pour vous dire, chers lecteurs, ce qu’il urge de savoir : « Agissons ensemble pour créer un environnement propice à une agriculture durable et résiliente au changement climatique ».